Règles et traditions du calendrier mongol
Tsagaan Sar
Tsagaan Sar, généralement traduit par Mois blanc, est le Nouvel An mongol. Il marque l’ouverture du printemps dans le calendrier traditionnel et un renouvellement des relations familiales. Les visites aux proches, les salutations aux aînés et l’échange de nouvelles sont au cœur de l’occasion. Pour les familles pastorales séparées par les déplacements entre pâturages, ces visites ont aussi permis de savoir comment s’en étaient sortis les autres foyers.
Bituun est la veille du Nouvel An. Il clôt l’ancienne année avant que commencent les salutations et les visites de Tsagaan Sar. La célébration s’inscrit dans une période plus longue de préparatifs familiaux et d’hospitalité, plutôt que dans le seul jour du Nouvel An.
La fête suit un calendrier mongol luni-solaire, dont le premier mois ne commence pas nécessairement en même temps que le mois lunaire chinois 1. Une différence dans la position des mois peut séparer les deux Nouvel An d’un mois entier.
Dates du Nouvel An en 2017
| Occasion | Date grégorienne | Place dans la succession des célébrations |
|---|---|---|
| Nouvel An chinois | 28 janvier 2017 | Premier jour de l’année lunaire chinoise |
| Bituun en Mongolie | 26 février 2017 | Veille du Nouvel An mongol |
| Tsagaan Sar en Mongolie | 27 février 2017 | Premier jour de l’année lunaire mongole |
Les deux jours du Nouvel An étaient séparés de trente jours. Il s’agissait d’une différence entre les calendriers, et non du report d’un mois d’une seule et même fête.
Traditions de calcul
Une importante tradition de calcul mongole est Tögs buyant, également désignée en anglais par New Genden. Elle appartient à la famille luni-solaire d’origine tibétaine. Ses calculs partagent des constantes de mouvement moyen avec le système tibétain Phugpa, mais utilisent des valeurs initiales et des règles de mois intercalaires différentes. Une année compte douze ou treize mois ; un mois intercalaire ajuste le rapport entre les mois lunaires et l’année solaire.
La position des mois et la numérotation des jours constituent des parties distinctes du calcul. À l’intérieur d’un mois, les numéros renvoient à des intervalles lunaires calculés de durée variable. L’attribution de ces intervalles aux jours ordinaires peut omettre un numéro de date lunaire ou donner le même numéro à deux jours successifs. Une date répétée doit donc préciser s’il s’agit de la première ou de la seconde occurrence lorsqu’on la convertit en date civile.
Les numéros omis et répétés déterminent les désignations à l’intérieur d’un mois. Un mois intercalaire modifie le nombre de mois de l’année. Ces deux caractéristiques comptent lorsqu’on compare une date mongole à une date chinoise, dont les numéros de jours se succèdent sans interruption dans chaque mois.
New Genden a également été utilisé en Bouriatie. Parmi les autres traditions régionales figurent les systèmes de « calcul jaune » associés à la Mongolie-Intérieure. Un calendrier régional historique peut utiliser des conventions différentes pour la position des mois ou la numérotation des jours ; on ne peut donc pas attribuer un calendrier uniforme à toutes les communautés de langue mongole.
Noms des années et documents calendaires
Les noms traditionnels des années mongoles associent un animal à un élément ou à sa couleur correspondante dans un cycle de soixante ans. L’animal seul revient tous les douze ans. Un nom combinant un élément et un animal précise l’identification, mais nécessite encore un numéro de cycle ou un contexte historique pour distinguer ses occurrences successives.
Un relevé de date complet conserve cette désignation de l’année, le nom ou le numéro original du mois, toute indication de mois intercalaire et le jour lunaire. Lorsqu’un numéro de jour se répète, notez l’occurrence visée. Conservez avec l’équivalent grégorien le calendrier dont provient la date ou la tradition de calcul utilisée, car les mêmes numéros lunaires écrits peuvent désigner des jours différents selon les systèmes.
Pour Tsagaan Sar et les observances religieuses, un calendrier annuel indique la date suivie par la communauté. Un rassemblement public peut être prévu un jour voisin plus commode, en particulier hors de Mongolie. Consigner séparément la date de la fête et celle de l’événement préserve cette distinction sans modifier le calendrier traditionnel.