Comparer les notions de jour lunaire entre systèmes
Les informations nécessaires à la comparaison
L’expression « jour lunaire » peut décrire des réalités différentes. Dans un calendrier chinois, elle désigne habituellement un jour civil numéroté à l’intérieur d’un mois lunaire. Dans les calculs d’origine tibétaine, elle peut désigner une unité de phase lunaire de durée variable dont le numéro est attribué à un jour du calendrier. Des numéros de mois et de jours d’apparence semblable peuvent donc décrire des types de dates différents.
Une comparaison nécessite également un point de départ commun : soit le même instant, soit une date civile selon une convention précisée. Un instant peut être exprimé dans plusieurs fuseaux horaires. Une date civile couvre une journée entière, dont les limites dépendent du calendrier et de l’heure de référence.
| Champ | Précision à conserver | Pourquoi elle compte |
|---|---|---|
| Objet de la comparaison | Instant exact avec fuseau horaire, ou date civile précisée | Distingue un point dans le temps d’une journée entière |
| Calendrier civil | Grégorien ou julien, avec l’année, le mois et le jour | Les mêmes numéros écrits peuvent désigner des jours différents |
| Calendrier traditionnel | Chinois, vietnamien, coréen ou une version nommée d’origine tibétaine | Identifie les règles qui déterminent la date |
| Convention de référence | Heure standard, méridien de référence et limite du jour lorsque cela est pertinent | Détermine quel jour contient un événement |
| Année | Désignation complète de l’année ou de l’ère, y compris les informations de cycle si nécessaire | Évite l’ambiguïté des noms d’années récurrents |
| Mois | Numéro ou nom original, avec son caractère ordinaire ou intercalaire | Distingue deux mois portant la même désignation |
| Jour lunaire | Numéro et, le cas échéant, occurrence concernée d’une date répétée | Un numéro seul peut désigner plusieurs jours |
| Référence calendaire | Publication ou version du calcul utilisée pour la conversion | Conserve le fondement du résultat, en particulier pour les dates historiques |
Conservez ensemble la date originale et son équivalent civil. Un nom de mois traduit ne permet pas, à lui seul, de savoir quelles règles ont produit la conversion.
Des limites différentes
Dans le calendrier chinois, le jour lunaire 1 est le jour civil contenant la nouvelle lune astronomique. Une partie du jour 1 peut donc précéder l’instant de la nouvelle lune. Les numéros de jours suivants avancent avec les dates civiles, au fil d’un mois de 29 ou 30 jours. Les calendriers vietnamien et coréen utilisent le même type général de jour numéroté, bien que leurs heures de référence puissent placer un événement astronomique à une date différente.
Le jour 15 est une position dans cette suite, et non un horodatage précis de la pleine lune. L’intervalle entre nouvelle lune et pleine lune varie, et le jour 1 commence à la limite du jour civil plutôt qu’à la conjonction. La pleine lune exacte peut donc survenir avant ou après le quinzième jour.
Dans les calculs d’origine tibétaine, un jour lunaire représente une augmentation de 12 degrés de la longitude calculée de la Lune par rapport au Soleil. Trente intervalles de ce type constituent un cycle complet des phases, mais leurs durées varient. Le modèle astronomique traditionnel fournit ces intervalles, et une limite conventionnelle à l’aube sert à attribuer leurs numéros aux jours ordinaires.
Selon la règle d’attribution Phugpa, un intervalle entièrement compris entre deux limites d’aube ne reçoit aucune date dans la suite des jours ordinaires. Un intervalle qui s’étend sur deux limites d’aube fournit deux fois son numéro. Les suites schématiques suivantes montrent la différence.
| Suite imprimée des dates lunaires | Interprétation |
|---|---|
| 5, 7, 8 | La date 6 est omise |
| 8, 8, 9 | La date 8 se répète sur deux jours ordinaires successifs |
Les jours de la semaine se succèdent normalement dans les deux cas. Un mois intercalaire est distinct de ces deux situations : il ajoute un mois à l’année plutôt que de modifier un numéro de jour à l’intérieur d’un mois.
Limites des mois et erreurs de conversion
Un écart d’un jour peut survenir lorsqu’une nouvelle lune proche de minuit tombe sur des dates civiles différentes selon deux heures de référence. Des positions différentes des mois intercalaires peuvent créer un écart bien plus important entre les désignations du mois et du jour. L’endroit où apparaît la divergence aide à déterminer ce qu’il faut comparer.
Commencez par la version du calendrier et la convention de référence, puis comparez les débuts des mois concernés. Vérifiez si chaque mois est ordinaire ou intercalaire avant de compter ses jours. Dans un calendrier d’origine tibétaine, examinez aussi les numéros omis et répétés. Compter les jours ordinaires depuis le début du mois sans ces ajustements ne reproduira pas ses dates lunaires.
Lorsque deux résultats sont censés utiliser les mêmes règles, une divergence peut provenir de la précision numérique, d’une table périmée, d’une erreur de transcription ou d’une erreur de mise en œuvre. Les événements très proches d’une limite de jour sont particulièrement sensibles à de faibles différences de calcul. Comparez les heures des événements sous-jacents ou une table de mois publiée, plutôt que de traiter chaque désaccord comme une variation régionale.
La date prévue pour la célébration d’une fête est une question distincte. Une observance déplacée au week-end ou soumise à une règle particulière pour une date omise ne modifie pas la suite des dates du calendrier.