Les danses du lion dans le calendrier des fêtes

La représentation

La danse du lion anime une créature costumée par le mouvement et les percussions. Dans une disposition familière à deux personnes, un danseur manœuvre la tête tandis que l’autre forme le corps et la queue. Leurs pas, accroupissements et rotations coordonnés donnent à l’animal une apparence attentive, joueuse, hésitante ou enthousiaste. Tambours, gongs et cymbales marquent les changements de rythme et soutiennent l’action.

Les danses du lion du Nord et du Sud sont de grandes catégories qui comportent d’autres variantes locales. Le lion du Nord a couramment une fourrure hirsute rouge ou dorée. Le lion du Sud, également appelé xingshi (醒狮), le « lion éveillé », est particulièrement associé aux traditions du Guangdong et à leurs communautés d’outre-mer. Les formes distinctives de Hainan et du Lion vert du Fujian appartiennent elles aussi à cet ensemble de traditions de spectacle.

Une tête de lion doit être assez légère pour être déplacée tout en restant assez solide pour un usage répété. Ses traits peints et ses parties mobiles aident le danseur à exprimer des émotions. Certaines troupes marquent la première utilisation d’un nouveau lion par une cérémonie de « ouverture des yeux », qui lui donne symboliquement vie.

Cueillir la verdure

Le cai qing (采青), « cueillir la verdure », est une séquence de représentation associée à la bonne fortune et à la prospérité. Le lion s’approche d’une offrande de légumes, explore son environnement et saisit la verdure. Une mastication mimée et la dispersion ou la présentation des feuilles peuvent faire partie de sa réaction. L’offrande de l’hôte devient le centre d’une rencontre entre le lion et le public.

La verdure peut être suspendue au-dessus du lion, créant l’occasion d’une ascension, d’un porté ou d’un équilibre. D’autres dispositions maintiennent l’action plus près du sol. Un enchaînement peut susciter l’intérêt par des approches prudentes et des changements de direction joueurs autant que par des acrobaties. Sa conception dépend du style de la troupe et de l’espace disponible.

Derrière l’apparente spontanéité se trouve un entraînement soutenu. Les interprètes apprennent les jeux de jambes et les percussions, et développent leur endurance avant de tenter des équilibres et des sauts exigeants. Les deux danseurs doivent maintenir la forme de la créature à travers chaque mouvement, tandis que les musiciens s’adaptent à son rythme.

Les occasions du calendrier

Le Nouvel An chinois est une importante saison de représentations, pendant laquelle les troupes se rendent dans les entreprises, les maisons et les célébrations publiques. La danse du lion accompagne aussi les observances des temples, les cérémonies d’ouverture et d’autres occasions de bon augure. Ces engagements suivent l’événement de l’hôte ; la danse n’a donc pas une date annuelle unique de représentation.

Les compétitions créent un calendrier distinct d’entraînement et de prestations. Certaines mettent l’accent sur des enchaînements acrobatiques sur de hauts poteaux, tandis que les visites festives peuvent demander des représentations adaptées à une porte, une cour ou un lieu intérieur. Les troupes peuvent participer aux deux. Le changement de cadre influe sur la chorégraphie sans modifier le travail fondamental : faire bouger le lion comme une seule créature.

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